6 Septembre 10
Actu France
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Frais bancaires : Christine Lagarde répond à Nicolas Forissier |
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Nicolas Forissier, député de l’Indre, était intervenu auprès du Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi afin d’attirer son attention sur la question des frais bancaires payés par les consommateurs. Christine LAGARDE vient de lui faire parvenir la réponse suivante :
« Le Gouvernement est très attentif à la question des frais bancaires,qui a fait l'objet d'un intense travail réglementaire ces trois dernières années : le 16 mai 2008 est entré en vigueur le décret n° 2007-1611 du 15 novembre 2007 relatif au plafonnement des frais bancaires en cas d'incident de paiement, pris en application de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (il faut rappeler que les tarifs bancaires, hormis ceux précités, ne sont pas réglementés) ; en application de la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, les banques doivent adresser chaque année depuis le 1er janvier 2009 un relevé annuel des frais perçus, permettant ainsi à chaque client d'en avoir une vision complète et détaillée ; cette mesure a reçu un très large soutien de toutes les parties prenantes ; pour renforcer la transparence, un exercice de clarification a été mené avec le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui a permis l'élaboration d'un glossaire apportant une définition des termes utilisés par les banques ; ce travail a été actualisé cette année et une attention particulière a été apportée à la question des frais ; pour faciliter le changement de banque, un service d'aide à la mobilité à été mis en place dans chaque établissement et les frais de clôture pour la fermeture de tous les comptes à vue et comptes sur livret et assimilés (livret de développement durable, LEP, Livret A et Livret Bleu) ont été supprimés ; les frais de mise en opposition sur carte bancaire ont été supprimés à compter du 1er novembre 2009 en application de l'ordonnance n° 2009-866 du 15 juillet 2009 relative aux conditions régissant la fourniture de services de paiement et portant création des établissements de paiement ; enfin, pour faciliter l'accès des consommateurs à bas revenu aux services bancaires à des tarifs adaptés, une gamme de paiements alternatifs aux chèques a été créée. Les banques la proposent pour environ 3 EUR par mois. Ce forfait ne comprend pas de chéquier mais une carte de paiement sans dépassement (carte à autorisation systématique), ce qui limite les incidents de paiement et les frais associés. Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi a cependant estimé que des efforts supplémentaires étaient nécessaires. Afin de disposer d'un constat et de propositions consensuels, Mme la ministre a demandé par une lettre de mission du 17 mars 2010 à M. Georges Pauget, ancien directeur général du Crédit agricole et à Emmanuel Constans, président du CCSF, de conduire une mission d'analyse et de propositions sur les frais bancaires. La mission a rendu ses conclusions à la ministre le jeudi 8 juillet 2010 et son rapport a été rendu public le même jour. Il montre que le dispositif français de tarification présente plusieurs spécificités. Ainsi, la banque de détail, qui s'adresse aux particuliers, est sensiblement moins chère en France que chez nos principaux partenaires européens en raison du faible niveau des marges sur le crédit immobilier. En revanche, les services de la banque « au quotidien » (gestion du compte, moyens de paiement, gestion des incidents) compensent en partie cette modération tarifaire. Le rapport souligne que les tarifs de la banque au quotidien connaissent une évolution maîtrisée : selon l'Institut national de la statistiques et des études économiques, leur augmentation est moins rapide que celle de l'indice général des prix à la consommation. En outre, les frais bancaires associés aux moyens de paiement et à la gestion du compte représentent 0,57 % des dépenses de consommation des ménages, soit quatre fois moins que les services d'assurance ou de télécommunication, il faut donc relativiser leur importance. Les auteurs du rapport rappellent également que les banques de détail françaises se caractérisent par un niveau de service supérieur aux standards européens, avec 176 conseillers clientèle pour 100 000 habitants contre 130 dans l'Union européenne et un réseau physique d'agences et d'automates plus dense. Cependant, le rapport identifie plusieurs difficultés dans le fonctionnement de la tarification bancaire en France : une transparence insuffisante, l'inadéquation de certains forfaits avec les besoins des consommateurs, des difficultés résultant de l'accumulation des incidents de paiement pour une minorité de 1 % des clients les plus fragiles des banques. Il formule enfin une trentaine de propositions afin de répondre à ces difficultés. Mme la ministre souhaite que les réformes nécessaires puissent être engagées dans les meilleurs délais et que les banques affichent dans un encadré, en tête de leurs plaquettes tarifaires, le prix des dix services les plus souvent utilisés par les consommateurs. La ministre a souhaité également que les associations de consommateurs soient pleinement associées au choix de ces dix services. Le rapport propose que les sommaires des conditions tarifaires soient les mêmes d'une banque à une autre et que les mots employés dans les conditions tarifaires soient tirés d'un glossaire commun à toutes les banques. Ces mesures vont permettre de rendre les tarifs bancaires facilement comparables d'une banque à une autre. Par ailleurs, le ministre souhaite confier une nouvelle mission d'observatoire des frais bancaires au CCSF pour suivre l'évolution des tarifs bancaires. Mme la ministre demande également que les banques ajoutent à leur offre commerciale un « pack sécurité ». En premier lieu, plutôt qu'un chéquier, ce forfait comprendrait une carte de paiement anti-dépassement avec laquelle le consommateur ne peut pas dépenser plus que ce dont il dispose. Par ailleurs, les banques prévoiraient un plafonnement du montant et du nombre des commissions d'intervention qu'une banque peut faire payer en cas d'incident de paiement. Le rapport propose également que les banques développent les systèmes d'alerte par SMS ou courriel pour permettre aux consommateurs de réagir et d'éviter les incidents. Les forfaits devront également évoluer vers une offre personnalisable et modulaire, ce qui permettra de corriger les manquements relevés dans les pratiques actuelles. Enfin, Mme la ministre a demandé aux banques de travailler à la création d'un nouveau « virement de proximité » à la main des consommateurs qui permettrait de faire des virements à des proches ou des fournisseurs de services depuis un distributeur de billets ou un téléphone portable. À sa demande, le CCSF qui regroupe l'ensemble des parties prenantes, en particulier les associations de consommateurs, s'est réuni, dès le 12 juillet, pour examiner les conclusions de ce rapport. Les résultats de ces travaux seront présentés à la mi-septembre lors d'une réunion présidée par la ministre qui pourra ainsi vérifier que les associations de consommateurs et les banques sont parvenues à un accord sur les engagements à prendre pour parvenir à mettre en oeuvre ces propositions. Dans l'hypothèse où cette concertation ne donnerait pas lieu à des conclusions satisfaisantes, la ministre n'exclut pas que des mesures législatives puissent être proposées au Parlement pour répondre aux difficultés identifiées ».
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26 Juillet 10
Actu France
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Nicolas FORISSIER dépose une proposition de loi pour soutenir l’investissement dans les PME |
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Nicolas FORISSIER dépose une proposition de loi pour soutenir l’investissement dans les PME tout en respectant l’effort de réduction des dépenses publiques
L’incitation à investir dans les entreprises, qui manquent trop souvent de fonds propres, est pour lui une priorité absolue en termes de développement économique et d’emploi.
La proposition de loi déposée par Nicolas FORISSIER, député de l’Indre, ancien ministre, vise à prolonger le dispositif actuel, en le corrigeant pour concentrer l’effort sur les petites entreprises au sens Communautaire. En effet, toutes les études montrent que ce sont elles qui éprouvent le plus de difficulté à se financer.
Actuellement, il existe le dispositif dit « avantage Madelin », qui prendra fin normalement au 31 décembre 2010. Il permet au contribuable de bénéficier d’une réduction de son impôt à hauteur de 25% du montant de la souscription, dans la limite de 20 000 euros (40 000 euros pour un couple). Le député de l’Indre avait déjà, en 2008, fait adopter un amendement augmentant les plafonds d’investissement à 100 000 euros (200 000 euros pour un couple) dans le cas d’un investissement dans une petite entreprise au sens Communautaire (moins de 50 salariés, moins de 10 M€ de total de bilan ou de chiffre d’affaires).
Poursuivant la même logique, la proposition de loi de Nicolas FORISSIER instaure des plafonds d’investissement plus importants (200 000 euros ; 400 000 euros pour un couple), comparables aux plafonds britanniques. Son objectif : développer en France des « business angels », qui investissent en direct et accompagnent l’entreprise. Ce sont eux, pour l’essentiel, qui interviennent en fonds propres dans ces petites entreprises, les fonds d’investissement et les banques n’intervenant qu’à partir de montants plus importants, et sur des entreprises mieux établies.
Mais ce dispositif nouveau, tel qu’il est proposé, n’augmentera pas pour autant la dépense fiscale de l’Etat : il devrait même la réduire, selon les estimations qui ont pu être faites, en raison d’un champ d’intervention fortement réduit. En effet, certains secteurs d’activité où le risque est moindre voire inexistant sont exclus du dispositif proposé.
Nicolas FORISSIER entend défendre sa proposition de loi lors des débats sur le projet de loi de Finances pour 2011 car pour lui : « le soutien à l’investissement dans les entreprises, en particulier les plus petites, me paraît prioritaire, si nous voulons que notre pays développe ses PME et ses ETI, et gagne sur le long terme, la bataille de l’emploi ». | ||
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22 Juillet 10
Presse / TV
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Lu sur Boursorama.com : Aide à la création d'entreprise : proposition de loi de Nicolas Forissier |
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Aide à la création d'entreprise : proposition de loi | ||
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20 Juillet 10
Clés Actu spécial
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Loi Grenelle 2 |
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19 Juillet 10
Presse / TV
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Lu dans la Nouvelle République : Les luthiers à Ars : gagné ! |
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16 Juillet 10
Clés Actu
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La loi sur les violences faites aux femmes |
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CLÉS ACTU L’ACTUALITE EN QUESTIONS & REPONSES
La loi sur les violences faites aux femmes
L’ESSENTIEL
Alors que 157 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2008, la lutte contre les violences faites aux femmes a été décrétée « Grande cause nationale » par le Premier ministre pour l’année 2010.
Cette priorité se traduit dans la loi : la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants a été adoptée à l’unanimité par les députés et les sénateurs, qui ont ainsi montré que ce combat transcendait tous les clivages politiques.
Cette loi marque une nouvelle étape dans la lutte contre les violences faites aux femmes : • Elle donne au juge les moyens de prévenir les violences avec un dispositif novateur, l’ordonnance de protection des victimes ; • Elle adapte notre arsenal juridique à toutes les formes de violence ; • Elle s’appuie sur de nouveaux moyens technologiques pour renforcer la protection des femmes victimes de violence.
LES CHIFFRES
2,5 jours : c’est la fréquence à laquelle une femme meurt sous les coups de son compagnon en moyenne par an.
75 000 : c’est le nombre de femmes victimes de viol chaque année.
20 % : c’est la part des homicides commis en France qui seraient dus à des violences conjugales.
POURQUOI UNE NOUVELLE LOI ? Aujourd’hui, une femme meurt tous les 2 jours et demi en moyenne des violences de son compagnon. 75 000 femmes sont victimes de viols chaque année et 8000 adolescentes sont menacées de mariage forcé. Les violences conjugales expliqueraient 20 % des homicides commis dans notre pays. Cette violence a un coût : les soins dispensés aux victimes, le traitement des plaintes et la prise en charge des traumatismes liés aux violences représentent une dépense globale de 2,5 Mds€ chaque année. Face à cette situation inacceptable, François FILLON a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes la « Grande cause nationale » pour 2010. Par-delà tous les clivages politiques, le Gouvernement et le Parlement se sont mobilisés pour traduire cette priorité dans la loi : une proposition de loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants a été déposée le 27 novembre 2009 par des députés de tous bords politiques. Soutenue par le Gouvernement, elle a été adoptée à l’unanimité par les sénateurs le 24 juin dernier et par l’Assemblée nationale le 29 juin. Ce texte marque une nouvelle étape dans la lutte contre les violences faites aux femmes : • Il améliore la protection des victimes ; • Il permet de lutter efficacement contre toutes les formes de violences ; • Il améliore la prévention des violences.
QUELLE PROTECTION POUR LES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES ? Seules 8 % des femmes victimes de violences osent aller porter plainte. Face à cette situation, la loi veut montrer à toutes les femmes victimes de violences que la police et la justice sont à leurs côtés. Pour briser la loi du silence, la loi sur les violences faites aux femmes contient une avancée majeure : la création d’une ordonnance de protection des victimes : Cette ordonnance va permettre de prévenir les violences : elle pourra être prononcée par le juge aux affaires familiales. Cette ordonnance protège les victimes : concrètement, le juge statuera en urgence et il pourra décider d’évincer du domicile familial l’auteur des violences. Et si la victime souhaite quitter le domicile conjugal, le juge pourra décider d’organiser son relogement pour la mettre hors de portée de son conjoint tout en statuant provisoirement sur la garde des enfants.
COMMENT LUTTER CONTRE LES DIFFÉRENTES FORMES DE VIOLENCES CONJUGALES ? La violence contre les femmes ne se limite pas aux coups et blessures. Elle prend des formes multiples : violences psychologiques, harcèlement, mariages forcés, mutilations sexuelles. La nouvelle loi adapte notre arsenal juridique à la diversité des violences conjugales, grâce à des dispositions novatrices : • Elle crée un délit de harcèlement psychologique au sein du couple : la création de ce nouveau délit répond à une demande des associations en adaptant notre droit pénal à la violence des mots, qui n’est pas moins éprouvante que la violence physique. • Elle prend en compte les mariages forcés en posant un principe simple : toutes les femmes doivent être libres de choisir la vie qu’elles souhaitent mener. Désormais, le mariage forcé sera considéré comme une circonstance aggravante en cas de violences exercées contre une femme qui refuse l’union qu’on lui impose. Cette circonstance aggravante sera applicable même si les faits de violence ont été commis à l’étranger alors que la victime réside en France.
NE FAUT-IL PAS AUSSI DÉVELOPPER DE NOUVEAUX MOYENS TECHNOLOGIQUES ? Absolument ! Pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes, l’arsenal législatif doit être renforcé par de nouveaux moyens technologiques. Pour mieux prévenir la récidive, le Gouvernement mettra en place un dispositif expérimental de surveillance électronique déjà utilisé en Espagne. Ce système anti-rapprochement pourra être ordonné lorsqu’un conjoint violent est mis en examen pour des violences ou menaces, punies d’au moins 5 ans d’emprisonnement. Il permettra d’assurer une surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, 365 jours par an. Grâce à cette vigilance renforcée et à des délais d’intervention raccourcis, c’est la protection des victimes qui se trouve renforcée.
Verbatim François FILLON : « Comme je m’y étais engagé en novembre, le Parlement a définitivement adopté mardi la proposition de loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Je vais veiller à ce que les nouvelles dispositions soient mises en oeuvre rapidement. » Nadine MORANO : « Vous avez fait de ce 29 juin un jour historique : vous avez fait passer l’urgence de la lutte contre les violences faites aux femmes devant les luttes partisanes. Vous avez choisi à l’unanimité le compromis et l’urgence. Nous savons qu’au-delà du renforcement de notre arsenal législatif, au-delà de l’introduction de nouveaux moyens technologiques, notre vigilance doit être de tous les instants, et sur tous les territoires. En restant mobilisés, nous n’accepterons jamais que les violences faites aux femmes fassent partie de l’acceptable ». | ||
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15 Juillet 10
Clés Actu
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Le second Plan Santé au Travail 2010-2014 |
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CLÉS ACTU L’ACTUALITE EN QUESTIONS & REPONSES
Le second Plan Santé au Travail 2010-2014
LES CHIFFRES
700 000 : c’est le nombre d’accidents du travail pour le régime général en 2008.
45 000 : c’est le nombre de maladies professionnelles répertoriées par le régime général en 2008.
30 M€ : c’est le montant total des crédits alloués, dès 2010, au second Plan Santé au Travail.
L’ESSENTIEL
Assurer à chacun des conditions de travail qui ne mettent pas en danger sa santé, c’est une exigence pour notre société. Dans la continuité du premier Plan Santé au Travail (2005-2009), Eric WOERTH a présenté en mai dernier devant le Conseil d’orientation des conditions de travail le second Plan Santé au Travail, pour la période 2010-2014.
Ce plan fixe un objectif clair : réduire de 25 % le nombre d’accidents du travail et stabiliser le nombre des maladies professionnelles tout en ciblant les secteurs et les publics les plus exposés aux risques.
Il s’articule autour de 4 axes majeurs : • Développer la recherche ; • Mettre en place une démarche de prévention ; • Renforcer l’accompagnement des entreprises, en particulier des PME ; • Réformer les services de santé au travail.
Ce second Plan Santé au Travail fait également de la lutte contre le stress sa priorité.
POURQUOI UN DEUXIÈME PLAN POUR LA SANTÉ AU TRAVAIL ? La revalorisation du travail est un axe fort de la politique du Gouvernement, c’est pourquoi la santé au travail est une priorité. Une société qui veut travailler plus à tous les âges de la vie est une société où l’on doit travailler mieux. Pour répondre à ces préoccupations, un premier Plan Santé au Travail avait été lancé dès 2005. Ce Plan a permis de vraies avancées en s’appuyant sur des moyens d’action renforcés de l’administration, notamment de l’inspection du travail, et en assurant une meilleure connaissance des risques professionnels. Ces avancées doivent maintenant être traduites dans les faits. C’est pour franchir cette nouvelle étape qu’Eric WOERTH a présenté en mai dernier un second Plan Santé au Travail, qui s’étendra sur la période 2010-2014. Ce second Plan répond à plusieurs nécessités : • Les accidents du travail sont encore trop nombreux : environ 700 000 par an, dont plus de 44 000 accidents graves ; • Les maladies professionnelles continuent d’augmenter : en 2008, on en compte plus de 45 000 pour le seul régime général ; • Chaque jour, plus d’une personne meurt au travail, soit d’un accident du travail (569 décès en 2008), soit d’une maladie professionnelle (425 décès en 2008) ; • En 2008, 78 565 accidents routiers du travail avec arrêt ont eu lieu, dont 465 ont été mortels.
QUE CONTIENT CE PLAN ? Sur cinq ans, le second Plan Santé au Travail fixe la feuille de route, pour l’ensemble des organismes de recherche et de prévention dont le métier est la prévention des risques professionnels, sur des objectifs partagés. Il consacrera annuellement 30 M€ à deux objectifs ambitieux : • Réduire de 25 % le nombre d’accidents du travail et stabiliser le nombre total de maladies professionnelles ; • Cibler les secteurs où les problèmes sont les plus nombreux : petites entreprises, sous-traitance. Une attention particulière sera portée à certains publics davantage exposés aux risques professionnels, comme les nouveaux embauchés (travailleurs temporaires, salariés en CDD, seniors…) Pour remplir ces objectifs, le Plan Santé au Travail s’articule autour de quatre axes majeurs : • Parce que pour lutter contre les risques, il faut d’abord les connaître, l’accent est mis sur la recherche en matière de santé au travail et la diffusion des connaissances auprès des entreprises et des salariés. • Le Plan développe une démarche de prévention qui s’appuiera sur plusieurs mesures concrètes : mesure de l’air pour lutter contre les risques chimiques, mise en place de plans pluriannuels de prévention dans chaque entreprise pour faire face aux troubles musculo-squelettiques, formation des conducteurs de véhicules utilitaires légers pour lutter contre le fléau des accidents routiers du travail. Enfin, toutes les entreprises devront disposer d’un document unique d’évaluation des risques qui permettra de mesurer les progrès accomplis. • Parce que les salariés des petites entreprises, en particulier ceux des TPE, peuvent dans certaines situations être moins bien protégés contre les risques professionnels ou les accidents, le Plan présenté par Eric WOERTH met l’accent sur les entreprises de moins de 50 salariés : celles-ci seront mieux informées des enjeux de la prévention, et recevront tous les outils nécessaires (par exemple, des guides de prévention des risques professionnels). • Enfin grâce à la réforme des services de santé au travail, c’est la mobilisation et la coordination de tous les acteurs qui se trouveront renforcées. Cette réforme prévoit notamment de créer de véritables équipes pluridisciplinaires qui pourront traiter tous les risques professionnels et couvrir l’ensemble des travailleurs.
QUELLES MESURES POUR PRÉVENIR LE STRESS AU TRAVAIL ? Au cours des dernières années, l’accent a été mis à juste titre sur les troubles d’ordre physique et sur les risques liés à l’amiante. Mais de nouveaux risques sont apparus, comme le stress et l’anxiété. Revaloriser le travail, c’est refuser qu’il soit associé à la souffrance. L’entreprise ne doit pas être un lieu de mal-être, mais au contraire un lieu d’épanouissement professionnel et personnel. D’autant que les risques psychosociaux ont un coût : le Bureau international du travail évalue le coût du stress à 3 à 4 points de PIB ! Pour toutes ces raisons, le Gouvernement a fait de la lutte contre le stress et les risques psychosociaux sa priorité : • En octobre 2009, le Gouvernement a demandé aux entreprises de plus de 1000 salariés de négocier des accords sur les risques psychosociaux. Le second Plan Santé au Travail reprend cet impératif. • Le bilan social des entreprises de plus de 1000 salariés pourrait utilement comporter des informations sur les actions qu’elles ont engagées pour prévenir le stress. En prenant ces mesures, il ne s’agit pas de stigmatiser les entreprises, mais de les inciter à tout mettre en oeuvre pour lutter contre les risques psychosociaux.
CE PLAN A-T-IL ÉTÉ ÉTABLI DE MANIÈRE CONCERTÉE ? Sur un sujet aussi important, il était indispensable de s’appuyer sur tous les acteurs concernés : dès l’été 2009, toutes les administrations, mais aussi les organismes de prévention et l’ensemble des partenaires sociaux ont été associés aux niveaux national et régional à l’élaboration de ce Plan. La mise en oeuvre du Plan Santé au Travail s’appuiera sur la coordination des grands réseaux de prévention : services de santé au travail, branche accidents du travail et maladies professionnelles, inspection du travail, Institut de veille sanitaire, Institut national de recherche sur la sécurité, Agence nationale d’amélioration des conditions de travail, Organisme de prévention pour le bâtiment et les travaux publics. Et parce que la santé au travail nous concerne tous, le Plan sera mis en oeuvre au niveau interministériel, en lien avec d’autres grands plans nationaux de santé publique comme le deuxième Plan national santé environnement et le deuxième Plan cancer.
Verbatim Eric WOERTH : « Nous devons agir sur les multiples causes du mal-être au travail, en termes d’organisation, de management et de prévention des risques professionnels. Au plan économique, l’amélioration des conditions de travail contribue à la performance des entreprises et favorise l’emploi des salariés les plus âgés et les plus fragiles. C’est le défi auquel je veux répondre avec les parlementaires, avec les partenaires sociaux, avec les entreprises et l’ensemble des professionnels de la santé au travail. »
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